A côté des institutions nationales proprement dites, des
gouvernements étrangers ou des organisations internationales participent
d'une manière ou d'une autre à la conservation de la biodiversité. Cela
se fait par le biais de "projets" ou de "programmes"
qui viennent en appui à l'action des administrations nationales.
Ces "actions" sont le fait soit d'organisations du système
onusien, soit le fait de l'Union Européenne ou de certains autres pays
occidentaux. En voici les principales.
1. La coopération du système onusien
Les institutions du système onusien interviennent ici essentiellement
par le biais du PNUD
et de la Banque Mondiale dans le cadre respectivement du PNAE,
du projet "Forêt-Environnement"(PFE) et de l'élaboration la
SNPA-DB (Stratégie Nationale et Plan d'action pour la Diversité
biologique.
a) Le PNAE
C'est à la suite d'une mission de pré évaluation de la Banque
Mondiale pour le PFE que le Gouvernement gabonais a accepté le principe
de la préparation d'un schéma-directeur sur l'environnement qui prendra
le nom de Plan National d'Action Environnementale (PNAE). Celui-ci sera le
cadre de coordination et de supervision de toutes les actions touchant à
l'environnement au Gabon. Le PNAE vise essentiellement l'établissement
des priorités du Gouvernement en matière d'environnement et
l'élaboration d'un cadre d'action permettant d'assurer la collaboration
entre le Gouvernement, les bailleurs de fonds et les ONG dans le cadre de
la mise en pratique des priorités évoquées ci-dessus.
Le PNAE a été officiellement lancé par un séminaire organisé à
Libreville les 5 et 6 juin 1997. Depuis, il a organisé plusieurs
séminaires régionaux à l'intérieur du pays.
Le PNAE a pour rattachement institutionnel le Ministère chargé de
l'Environnement et bénéficie du soutien du PNUD.
b) Le PFE
I l s'agit d'un projet axé sur la restructuration des services
chargés de la gestion de l'environnement afin d'assurer de meilleures
pratiques de gestion forestière autant que faunique.
Le PFE doit conduire à une meilleure utilisation des ressources
forestières notamment par l'appui à l'action gouvernementale dans la
protection et la création de réserves et parcs nationaux.
Le PFE a pour rattachement institutionnelle le MEF et bénéficie de BM.
2. La coopération européenne.
L'Union européenne intervient ici dans le cadre du programme de
conservation et d'utilisation rationnelle des écosystèmes forestiers en
Afrique Centrale (Ecofac).
Le projet Ecofac vise à assurer une meilleure gestion et un
développement durable des écosystèmes forestiers de plusieurs pays
d'Afrique Centrale. Sa composante Gabon a pour cadre la réserve de la
Lopé qui a donné son nom à la déclaration du 12 novembre 1988,
véritable instrument de soutien à la gestion et à la conservation des
écosystèmes forestiers en Afrique Centrale. Il s'agit, d'une certaine
façon, de concilier les impératifs du développement durable et de la
conservation de l'environnement.
Financé par le Fonds Européen de Développement, Ecofac a pour rattaches
institutionnelles le MEF.
3. Les coopérations bilatérales.
a) La France.
Dans le domaine de l'environnement, la France intervient par son
soutien à la coordination du Plan d'Action Forestier Tropical (PAFT). Le
PAFT, défini et lancé en 1985 au sein de la FAO vise l'amélioration des
techniques sylvicoles et l'aménagement des forêts.
Le PAFT a pour rattachement institutionnel le MEF.
b) La République Fédérale Allemande.
La coopération allemande (GTZ) intervient essentiellement au niveau de
l'ENEF dont elle a appuyé la restauration.
c) Les Etats-Unis.
Les Etats-Unis interviennent ici par le biais de l'USFWS qui a apporté
un appui à des activités de conservation à Gamba. De même, le
Département américain de la Défense a apporté un appui logistique
(radio) à la DFC.
4. Les ONG.
Plusieurs organisations non gouvernementales interviennent dans le
domaine de l'environnement au Gabon, elles sont autant nationales
qu'internationales. La plus importante d'entres elles (ne fût-ce que par
le nombre de projets réalisés ou initiés) est le WWF.
Le WWF, présent au Gabon depuis 1985, a signé une convention
d'entreprise avec la République Gabonaise le 12 septembre 1991. Très
active, elle exerce une action multiforce qui va de l'appui aux
institutions nationales (telle la DFC), à l'amélioration de la gestion
et au développement des infrastructures dans le complexe d'aires
protégées de Gamba, en passant par la mise en place d'un programme
nationale d'éducation à l'environnement.